Thierry WAGNER / Aménagement urbain durable & Construction éco-responsable

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samedi 12 mai 2012

Immobilier : le changement, c’est maintenant…

François Hollande a fait du changement son slogan de campagne. Comment cela devrait-il se traduire pour l’industrie immobilière ? Du changement, il va en y avoir, et ce très rapidement. Le nouveau président de la République devrait prendre une série de mesures symboliques avant l’été, à commencer par la mise en place d’une caution solidaire pour le logement des jeunes, ces derniers étant clairement une priorité du nouveau quinquennat. Dans la foulée, François Hollande va annoncer le doublement du plafond du livret A, censé lui permettre de financer la construction de 30 000 logements sociaux supplémentaires pour atteindre l’objectif annoncé de 150 000 par an, ainsi que la libération des terrains de l’Etat dans la même optique.

Une fois les législatives passées, une nouvelle vague de réformes devrait voir le jour, dont le très redouté blocage des loyers résidentiels en zones tendues. Les professionnels craignent un effet dissuasif sur les propriétaires-bailleurs. Certains redoutent un effet tâche d’huile vers d’autres typologies d’actifs immobiliers, même si cela ne transparaît pas dans le programme socialiste. En revanche, le nouveau Parlement va plancher sur un important volet fiscal, avec notamment le plafonnement annoncé des niches fiscales à 10 000 € par ménage et par an. Les partisans de la défiscalisation pourront espérer la renaissance d’un dispositif d’incitation fiscale à l’investissement immobilier, enterré sans autre forme de discussion par Nicolas Sarkozy. Un tel amortissement ne reverra le jour qu’à la condition d’une contrepartie sociale au travers d’une modération des loyers. François Hollande ne veut pas remettre de « charbon dans la chaudière inflationniste de l'immobilier ». Le futur projet de loi de finances n’épargnera pas les institutionnels, sommés de « participer à l’effort de la nation » dans le logement. A la clé, une remise en question du statut SIIC si les foncières n’investissent pas dans le résidentiel et l’étude de solutions pour « mettre à contribution les grandes sociétés d'assurances et les banques qui détenaient historiquement des logements intermédiaires ». Sont également attendues une réforme sur la fiscalité foncière, avec une logique de pénaliser la rétention, ainsi qu’une nouvelle législation autour des recours abusifs. Des promesses peu ou prou semblables à celles du président sortant.

Derrière la palissade du changement, se dressent déjà quelques îlots de continuité. Le Grenelle de l’Environnement, tombé dans un lourd silence médiatique ces derniers mois, va se poursuivre. François Hollande a rassuré Philippe Pelletier. « Je souhaite donc que votre travail se poursuive et que nous entrions dans une phase de rénovation énergétique et ambitieuse des bâtiments », lui a-t-il écrit le 19 avril dernier. Avec le même capitaine ? Le président du comité stratégique du plan Bâtiment Grenelle nous a assuré, dans une interview à paraître dans le prochain magazine Business Immo, qu’il était candidat à sa succession.

Quant au Grand Paris, autre projet à long terme lancé par le locataire sortant de l’Elysée, il devrait suivre sa route. François Hollande a écrit à l’Association des maires d'Ile-de-France pour leur assurer que le projet du Grand Paris se poursuive « car les accords trouvés méritent d'être menés à bien ». « On ne balaie pas d'un revers de main les travaux et l'énergie consacrés depuis quelques années sous prétexte d'une élection présidentielle ». Le changement, dans une certaine continuité, c’est maintenant.

samedi 5 mai 2012

Un label "bâtiment biosourcé"

La publication du décret n°2012-518 du 19 avril 2012 donne une existence légale dés le 20 avril au label « bâtiment biosourcé ».



L’article 34 du Grenelle de l’environnement 1 précisait que la biodiversité forestière ordinaire et remarquable doit être préservée et valorisée, dans le cadre d'une gestion plus dynamique de la filière bois et dans une perspective de lutte contre le changement climatique. La production accrue de bois, en tant qu'écomatériau et source d'énergie renouvelable, doit s'inscrire dans des projets de développement locaux. Pour atteindre ces objectifs, l'Etat s'est engagé à l’époque et officiellement à adapter les normes de construction à l'usage du bois, notamment en augmentant très significativement le taux minimum d'incorporation de bois dans la construction et en soutenant la mise en place d'un label.

Fin 2009, le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM) a conduit une vaste consultation publique sur le développement de 18 filières vertes d’avenir, porteuses de croissance et d’emplois. Le « bâtiment à faible impact environnemental » et la « biomasse valorisation matériaux » sont deux des 18 filières retenues. Un groupe de travail s’est mis en place avec pour mission d’identifier les obstacles au développement économique de la filière « produits de construction et matériaux bio-sourcés ».

Grâce au décret n°2012-518 du 19 avril 2012 relatif au label « bâtiment biosourcé », actif dès le lendemain de sa parution, des matériaux d’origine végétale ou animale peuvent être utilisés lors de la construction de bâtiments et notamment dans le cas d’isolants. Ces matériaux sont communément qualifiés de «biomatériaux» ou de matériaux «biosourcés» : il s’agit notamment du bois et de ses dérivés, du chanvre, de la paille, de la plume ou de la laine de mouton. Ils présentent deux atouts principaux sur le plan de l’environnement :

   la matière dont ils sont issus est renouvelable,
   ils peuvent contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et au stockage temporaire de carbone.

La création d’un label « bâtiment biosourcé » permet de mettre en lumière cette qualité environnementale et de valoriser les démarches volontaires des maîtres d’ouvrage intégrant une part significative de ces matériaux dans leur construction.

L’article R. 111-22-3 de ce décret mentionne que les bâtiments nouveaux intégrant un taux minimal de matériaux biosourcés et répondant aux caractéristiques associées à ces matériaux peuvent prétendre à l’obtention d’un label “bâtiment biosourcé”. Le ministre en charge du logement est responsable de l'exécution du décret qui déterminera les conditions d’attribution de ce label « bâtiment biosourcé». Ce décret n’est pas encore véritablement applicable et les critères d’obtention du label ne sont donc pas connus à ce jour.

Quelques réseaux à connaître : - Réseau Français de la Construction en Paille - Association « Construire en Chanvre »

samedi 14 avril 2012

Architecture durable : le 6ème Global Award décerné à six architectes

Le 6ème Global Award for sustainable architecture (Prix de l'architecture durable) a été décerné vendredi à six architectes, norvégiens, irakien, néerlandais, thaïlandais et français, lors d'une cérémonie à la Cité de l'architecture à Paris.

Ont été ainsi récompensés les Norvégiens Andreas G. Gjertsen et Yashar Hanstad, qui pratiquent l'architecture d'urgence, notamment en Asie et en Afrique, en impliquant les populations locales. Ils interviennent à travers une ONG baptisée TYIN, créée lorsqu'ils étaient étudiants.

Salma Samara Dalmudi, architecte irakienne formée à Londres, a été primée pour son travail de rénovation des spectaculaires cités de terre du Hadramout au Yémen, sur lesquelles elle travaille depuis 30 ans dans le cadre d'une fondation. Selon elle, ces architectures de terre pouvant compter jusqu'à neuf étages n'intéressent pas les autorités locales, car leur restauration ne fait pas circuler l'argent des donateurs, contrairement aux constructions en béton.

Le jury a également décerné un prix à l'architecte néerlandais Anne Feenstra, formé à Delft et exerçant à Kaboul où il conçoit de petits projets en utilisant les savoir-faire locaux et en associant les habitants à la reconstruction. Anne Feenstra, qui a travaillé auparavant dans une grande agence internationale d'architecture, a également fondé un lieu de recherche et de débat sur la métropole de New Delhi.

Egalement primé, le Thaïlandais Suriya Umpansiriratana construit pour des moines bouddhiques à Sriracha, une cité en totale harmonie avec la nature, constituée de structures légères sur pilotis en bois et acier. L'architecte possède par ailleurs sa propre agence à Bangkok.

Le prix 2012 est également allé à Philippe Madec, architecte et théoricien français, qui défend depuis 20 ans la cause de "l'éco-responsabilité" et a développé les concepts d'Ecoquartier ou de Territoire durable, à travers son enseignement et ses écrits. Il a mis en pratique ses recherches en réalisant de nombreux équipements (mairie, médiathèque, musées, places, logements...), tout particulièrement en milieu rural.

Le Global Award for Sustainable Architecture récompense chaque année cinq architectes ou groupes d'architectes engagés sur la voie du développement durable, à travers une démarche innovante en matière d'énergie, de matériaux et de technologie, et proposant de nouveaux standards d'habitat et d'équipement. Il est décerné par un jury international d'universitaires, de critiques et d'experts.

lundi 9 avril 2012

"Le logement : cause nationale" : les principaux candidats déclarent forfait

(AFP) - Tous les principaux candidats à l'élection présidentielle, qui devaient participer jeudi au colloque "le logement : cause nationale", ont déclaré forfait au grand dam du secteur, un des plus importants secteurs économiques avec 75 milliards d'euros et 858 000 emplois.

Eva Joly, la candidate d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), qui souhaitait s'exprimer a été empêchée par son récent accident et s'est fait remplacer par Emmanuelle Coste devant les 700 professionnels réunis au Théâtre Marigny (8e arrondissement).

François Bayrou a envoyé à sa place, au dernier moment, Robert Rochefort, vice-président du Modem, tout comme Marine Le Pen (Front National) qui a été remplacée par Wallerand de Saint-Just.

Les autres trois principaux candidats - Nicolas Sarkozy (UMP), François Hollande (PS) et Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) - avaient déjà indiqué qu'ils ne pouvaient pas ou ne voulaient pas se rendre à ce colloque à 17 jours du premier tour de l'élection présidentielle et se sont fait représenter par des porte-parole.

La création d'une proportion plus importante de logements sociaux est considérée comme efficace par 78 % des Français selon un sondage réalisé par l'Ipsos pour la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) pour l'occasion.

Par contre la nouvelle loi, voulue par Nicolas Sarkozy, donnant la possibilité de construire 30 % de plus sur une même surface est estimée efficace par seulement 41 % des personnes interrogées et pas efficace par 57 % d'entre elles. Les neuf organisations à l'origine de cet événement sont la Fédération française du bâtiment (FFB), le Syndicat national des aménageurs lotisseurs (SNAL), la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), l'Union des maisons françaises (UMF, maisons individuelles), l'Union sociale pour l'Habitat (USH, mouvement HLM), l'Union nationale des syndicats français d'architectes (UNSFA), Action Logement (ex-1% logement), la Fondation Abbé Pierre et l'Union nationale des économistes de la construction (UNTEC).

samedi 31 mars 2012

HQE Performance : premiers retours d'expérience

L’Association HQE a publié une brochure "HQE Performance : premières tendances pour les bâtiments neufs" dédiée aux retours d’expérience du test HQE Performance 2011, suite à un grand appel à test lancé fin 2010. Ce test, qui est une première mondiale, a porté sur 74 bâtiments neufs basse consommation, représentant 20 maisons individuelles, 19 immeubles collectifs, 21 bâtiments de bureaux ou administratifs et 14 bâtiments tertiaires (commerces, enseignement…), soit 800 logements et 300 000 m² de surface tertiaire.

Cette opération visait à évaluer d’une part, en « grandeur nature », la performance environnementale au regard de l’analyse du cycle de vie (ACV), et d’autre part, à mesurer la qualité de l’air intérieur. La publication présente ainsi, dans un premier temps, les résultats de l’évaluation de la performance environnementale des bâtiments par la réalisation d'ACV autour de 4 indicateurs : la consommation énergétique totale ; le changement climatique ; les déchets ; et la consommation d’eau. Pour chacune de ces thématiques, la brochure propose une synthèse de ce qui a été constaté, ainsi que des témoignages d'acteurs.

Exemple pris avec la consommation énergétique totale. Le test révèle ainsi que, dans un bâtiment BBC, les usages "réglementés" représentent à peine 24% de l'énergie primaire totale pour les bureaux, et 37% pour les maisons individuelles. Autrement dit, les consommations "non réglementées" liées à la vie dans le bâtiment, comme l'électroménager, l'audiovisuel, la bureautique ou les ascenseurs, représentent une part non négligeable de l'énergie primaire totale.

"L’ensemble des résultats présentés démontre plus globalement que l’on peut de façon objective et transparente mesurer l’impact environnemental d’un bâtiment, indique l'Association HQE. Cette publication offre ainsi une nouvelle vision des enjeux énergétiques et environnementaux du bâtiment et suggère de nouveaux critères pour fonder la valeur verte."

vendredi 23 mars 2012

Philippe Pelletier confiant sur la poursuite du Plan Bâtiment Grenelle

« Les premiers résultats sont là, mais ce plan est une course de fond engagée jusqu'en 2050. Le parcours vers la réduction par 4 des émissions de CO2 du secteur à cet horizon sera semé d'embûches, mais traversera aussi des périodes de prospérité. » Dans un entretien au quotidien Les Echos, Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Grenelle, a dressé un bilan positif du vaste mouvement qui mobilise le secteur de la construction et de l’immobilier tertiaire ces dernières années. Lui qui se dit « surpris par la prise de conscience rapide que nous avons tous acquise de la nécessité d'une efficacité énergétique du bâtiment », fait le constat de nombreuses avancées. Et en premier lieu, de ce qu’il convient désormais d’appeler la « valeur verte » d’un bien.

La valeur verte progresse « L'incidence de l'efficacité énergétique d'un bien sur sa valeur, ce que l'on nomme la « valeur verte », progresse aux deux bouts du marché », indique-t-il, prenant pour exemple le fait que « dans 90% des ventes, les agents immobiliers affichent l'étiquette de performances thermiques, ce qui est exceptionnel pour une loi récente et dénuée de sanction ». Cette valeur verte est désormais synonyme d’actifs de qualité, bien loués et générateurs de plus-values, au grand dam des biens qui ne bénéficieraient d’aucune certification. « L'investisseur international, par exemple détenteur d'une tour à la Défense, doit maintenir des biens performants pour louer à des grandes signatures AAA et pouvoir ainsi titriser la créance. Or, les grandes entreprises ont des politiques de développement durable qui imposent au directeur immobilier de louer dans des immeubles labellisés : il va y avoir une obsolescence accélérée des immeubles existants. » Et de citer en exemple le gestionnaire d'actifs La Française AM, « qui vient d'auditer 98 immeubles et a chiffré le montant des travaux à réaliser pour faire baisser la consommation d'énergie de 40 % en 2020 à 135 € le mètre carré, soit 15 € par an : une dépense que j'estime soutenable ». Autre avancée positive du Plan Bâtiment Grenelle : l’anticipation de la RT 2012 par les promoteurs « plus vite encore que prévu. Cela signifie que cette norme est réaliste et que ses coûts sont maîtrisables », souligne Philippe Pelletier. « J'affirme qu'au 1er janvier 2013, lorsque la norme sera généralisée, on construira un logement RT 2012 au même prix que celui d'un bâtiment logement RT 2005, c'est-à-dire trois fois plus consommateur d'énergie. »

Quid de l’existant ? Vaste sujet que celui des bâtiments existants. Si pour bon nombre d’acteurs du marché, la question reste encore floue, pour Philippe Pelletier, le mouvement est irrémédiablement enclenché. « Certains propriétaires commencent à réhabiliter. Unibail et Mercialys rivalisent d'initiatives pour leurs centres commerciaux par exemple. Mais c'est vrai que les commerces de pied d'immeubles et les industriels ont d'autres dépenses en tête actuellement. Je pense que les travaux vont se déclencher après la parution du décret sur la rénovation du parc tertiaire », précise-t-il. Quant au décret sur la rénovation du parc existant, très attendu par le marché, le président du Plan Bâtiment Grenelle assure que « c’est un sujet du deuxième semestre 2012. Le décret reprendra largement les préconisations du rapport qu'a rendu fin décembre Maurice Gauchot, le président de CBRE France. Il propose un parcours de rénovation raisonnable sur trois ans et qui débute par une mesure énergétique du parc ». Philippe Pelletier, dont le mandat se termine en août, s’est ainsi dit confiant dans la poursuite du Plan Bâtiment Grenelle. « Dans chaque camp politique, l'animation du Plan Bâtiment Grenelle est jugée efficace : je ne perçois pas que cette aventure collective singulière doive s'interrompre », conclut-il.

mercredi 29 février 2012

Logements neufs: moins de ventes en 2011, chute des mises en chantier en janvier

Les ventes de logements neufs par les promoteurs ont chuté en France de 10,5% en 2011, selon le ministère du Logement, qui a fait état parallèlement mardi d'une baisse brutale des mises en chantier pour le mois de janvier 2012 par rapport au mois précédent. Au total, 103.300 logements neufs ont été vendus par les promoteurs en 2011, soit une baisse de 10,5% par rapport à 2010, selon les chiffres publiés par le ministère. Pendant les mois de novembre et décembre 2011 et janvier 2012, le nombre des mises en chantier de logements neufs s'est élevé à 114.087, soit une progression de 26,6% par rapport à la même période un an plus tôt: cette statistique cache en fait une brutale baisse des mises en chantier en janvier qui avec un total de 29.659 accuse un recul de plus de 14.000 unités par rapport à décembre 2011. "C'est une chute historique pour un mois de janvier par rapport à décembre. On n'avait jamais vu cela depuis la création de ces statistiques au début des années 80", souligne pour l'AFP Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris-Ouest Au cours des douze derniers mois (de février 2011 à janvier 2012), le nombre des mises en chantier, avec 380.209 unités, est en augmentation de 19,7% par rapport aux douze mois précédents. Le nombre des permis de construire a quant à lui progressé de 20,6%, à 121.563 unités, pour les mois compris entre novembre 2011 et janvier 2012, par rapport à la même période un an plus tôt. Sur les 12 derniers mois (février 2011 à janvier 2011), le nombre des permis de construire accordés est de 466.197, en hausse de 15,1% par rapport aux 12 mois précédents.

dimanche 26 février 2012

Plan Bâtiment Grenelle : le groupe "Signes de qualité" remet ses conclusions

Yves Dieulesaint, directeur du Développement Durable, Innovation et Performance durables de Gecina, et Jacqueline Faisant, présidente de BNP Paribas REIM, tous deux co-pilotes du groupe de travail "Signes de qualité" mis en place dans le cadre du Plan Bâtiment Grenelle, ont remis leurs conclusions, lors d’un "Matin" organisé par Business Immo, sur le thème "La guerre des labels aura-t-elle lieu ?".

Après plusieurs mois de travail, le groupe, installé en 2010 par Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Grenelle, a formulé plusieurs propositions pour améliorer la lisibilité de l’ensemble des certifications qui attestent de la qualité des acteurs, des produits et des ouvrages. Au total, 14 « thèmes d’action » ont été proposés, répartis en quatre grands axes : - Identifier les initiatives qui qualifient le mieux le résultat pour l’ouvrage, distinguer, reconnaître les signes de qualité de confiance ; - Rapprocher la certification des produits/acteurs de la certification des ouvrages ; - Evoluer vers des signes qui ciblent la mesure de la performance réelle et la garantie du résultat ; - Définir les nouveaux critères des aides et de la commande publiques.

Parmis les principales propositions formulées par le groupe de travail, figure en tête de liste la nécessité de reconnaître « comme seuls signes de qualité crédibles des ouvrages, les certifications accréditées relevant du code de la consommation, multicritères, fondées sur des vérifications par tierce partie », comme le souligne Yves Dieulesaint. Rendre plus lisible les certifications, cela passe aussi, selon le groupe, par l’utilisation de « termes unifiés », comme « NF/HQE Tertiaire » ou « NF/HQE Logement individuel » et par la définition d’un label de performance environnementale de référence fondé sur le projet HQE Performance. Le groupe de travail plaide également pour une évolution des labels en faveur d’une « mesure de la performance réelle et la garantie de résultat ». Pour ce qui est des aides publiques, le groupe recommande le développement de « l’éco-conditionnalité », fondée sur « l’atteinte d’une performance attestée par une certification d’ouvrage accréditée », mais aussi la mise en place d’un observatoire permanent pour évoluer ces signes de qualité. Une mission qu’Yves Dieulesaint et Jacqueline Faisant verraient bien confiée à l’Agence Qualité Construction (AQC), « déjà largement investie dans le sujet et qui gère d’ores et déjà un remarquable inventaire ».

vendredi 17 février 2012

Les aides au logement pour les ménages modestes pas assez efficaces

(AFP) - Les aides au logement en faveur des ménages modestes pourraient nettement gagner en efficacité, estime le Centre d'analyse stratégique (CAS), suggérant par exemple de construire les nouveaux logements sociaux dans les zones les plus tendues. Dans un rapport rendu public mercredi, le CAS, qui conseille le gouvernement, souligne que l'effort financier consenti par les ménages français pour se loger a augmenté au cours des vingt dernières années, et que cette hausse a été particulièrement sensible pour les ménages les plus modestes. "La raréfaction des logements accessibles aux ménages locataires modestes est due essentiellement à une hausse des loyers de 1988 à 1996", écrit le CAS. Sur les 37 milliards d'aides publiques au logement, au moins 21 milliards étaient, en 2009, ciblés sur les ménages modestes, ou soumis d'une façon ou d'une autre à un plafond de ressources, relève le rapport. Mais leur efficacité n'est pas assez mesurée, que ce soit pour les "aides à l'investissement privé locatif" ou pour les "aides à la personne". Or il est possible que ces aides au logement, en stimulant la demande, fassent grimper les prix des loyers, ce qui serait contre-productif, souligne le rapport. Le CAS suggère d'"évaluer, mieux qu'on ne le fait aujourd'hui, le rapport coût-efficacité des interventions publiques" afin de s'assurer que "les sommes dépensées correspondent bien à des réductions effectives de loyers". Autre préconisation du Centre: "mieux cibler les réductions de loyers sur les publics les plus fragiles, dans un esprit de justice". Le rapport propose plusieurs pistes d'amélioration. Il suggère notamment de "construire les nouveaux logements sociaux dans les zones les plus tendues". Les plafonds de loyer sont aujourd'hui calculés en fonction d'un "zonage censé refléter le niveau de tension du marché immobilier mais qui s'avère trop grossier", explique le CAS. Pour les auteurs du rapport, l'Etat devrait également s'assurer qu'au sein des HLM et des quartiers, "chaque occupant paie un loyer" qui soit "vraiment fonction de ses capacités", en fixant par exemple des plafonds de revenus pour chaque logement social à cinq fois le loyer (hors aides) du logement.

jeudi 9 février 2012

Logement neuf : les ventes en baisse de 11% en 2011, selon la FPI

La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) a confirmé, via son indicateur de conjoncture, une baisse des ventes de 11% des logements neufs en 2011, malgré un 4e trimestre 2011 en hausse de 5 % par rapport au dernier trimestre 2010. Ce recul est le résultat, selon la fédération, de "l'effet conjugué de la baisse (-2 %) de l’accession à la propriété dans le neuf, due à la dégradation de la solvabilité des accédants (prix élevés, hausse des taux) en dépit du dispositif PTZ PLUS ; de la forte baisse (-16 %) des ventes à investisseurs, qui passe de 61 % en 2010 à 57 % en 2011 ; et de la progression des taux d’intérêt, et le net durcissement des conditions d’octroi de prêts immobiliers en fin d’année".

En 2011, les mises en vente ont augmenté de +7 % par rapport à 2010 mais leur volume s’est nettement réduit sur la seconde moitié de l’année. La conjugaison de la baisse des ventes et de la hausse des mises en vente a fait progresser l’offre commerciale de 27 % pour atteindre 44 629 unités, dont environ 6 % de logements livrés. Elle représente 7,2 mois de ventes. Du fait du sursaut des ventes à investisseurs en fin d’année, la FPI estime à près de 100 000 ventes le nombre de logements neufs vendus pour l’ensemble de l’année 2011.

En 2012, la FPI anticipe une nouvelle forte baisse en nombre de ventes qu'en rythme de construction, "compte tenu de la forte réduction des avantages fiscaux accordés à l’investissement locatif, de la réduction de la quantité de prêt et des durées de remboursement du prêt à taux zéro, du resserrement des conditions de crédit bancaire et des perspectives d’augmentation de la fiscalité applicable aux loyers".

vendredi 3 février 2012

Le rapport d’activité 2011 du Plan Bâtiment Grenelle

2011 a été une année "plutôt satisfaisante" pour le Plan Bâtiment Grenelle, selon le bilan dressé par Philippe Pelletier, son président. En introduction de son rapport d'activité 2011, qui vient d'être mis en ligne sur le site du ministère de l’Ecologie, Philippe Pelletier s'est réjoui de l'énergie mobilisée sur le sujet de la rénovation énergétique. "Du côté des acteurs, on a vu se développer des méthodes d'audit énergétique qui nous font tous progresser", a-t-il notamment souligné.

"J’avais formé le voeu que 2011 soit la première année de maturité du Plan, celle où le train trouve sa bonne vitesse : les bouleversements de ces derniers mois et les tensions budgétaires qui s’en sont suivi n’ont pas permis que le rythme de croisière soit atteint. Mais la métamorphose s’est opérée, se réjouit Philippe Pelletier. Celle d’un Plan Bâtiment Grenelle qui se développe par lui-même, sûr que l’efficacité énergétique est l’une des clés de nos équilibres économiques et sociaux de demain." Et de former un nouveau voeu pour 2012 : qu'elle soit "l’année de la confirmation que la dynamique que le Plan produit est porteuse de développement et de progrès collectif".

mardi 31 janvier 2012

Immeubles verts : un rendement "nettement supérieur" selon IPD

Un rendement global de 11 % en 2010 : les immeubles "verts" sont plus performants que le reste du parc immobilier d’investissement, à 120 points de base au-dessus des immeubles "non verts". Telles sont les conclusions du premier indicateur IPD de l’immobilier vert en France, produit en partenariat avec Certivéa et parrainé par CBRE sur la base de ses données investisseurs (40 immeubles verts, certifiés HQE et 2 995 immeubles non verts). Cette surperformance du rendement se décompose pour partie en un rendement en capital de 6,5 % pour les immeubles verts contre 3,5 % pour les actifs non verts haut de gamme. En revanche, en ce qui concerne le rendement locatif, les immeubles verts présentent une performance de 4,2 % contre 6,3 %, plus faible donc que le reste des immeubles non verts Haut de gamme. Le rapport entre le niveau de revenu locatif et le niveau de valeur vénale de l’immeuble au m², lequel est plus élevé que la moyenne, proportionne un rendement locatif plus faible. En outre, une part importante des immeubles verts est en cours de remplissage, et les charges liées à cette vacance temporaire (15,5 % contre 9,6 % des surfaces des actifs non verts) amputent le cash flow de façon transitoire. Ce rendement locatif devrait grimper en 2011 : le taux de remplissage des locaux étant plus rapide dans les immeubles verts haut de gamme (25 % par an contre 10 %), et les délais de remplissage 40 % plus courts que la moyenne du segment haut de gamme.

dimanche 29 janvier 2012

Annuaire écologie

Pour tout connaître de l'écologie, des changements climatiques, des actions à mener et de notre impact sur l'environnement, Annuaire-ecologie recense des sites Internet qui nous aide à prendre conscience de notre impact sur la nature et qui donnent des conseils pour que l'on puisse vivre mieux et prendre soin de notre planète Terre (cliquez sur le lien ci-contre).

samedi 21 janvier 2012

Logement : les professionnels consultés avant les annonces de Sarkozy

(AFP) - Les professionnels de l'immobilier sont actuellement consultés sur les mesures que le président de la République doit annoncer à la fin du mois sur le logement mais se montrent sceptiques sur celles-ci car elles doivent se faire à budget constant. Nicolas Sarkozy a souligné, lors du sommet social de mercredi, la nécessité d'"être très audacieux pour favoriser la production de logements en France, avec des leviers nouveaux", déplorant leur "manque" et leur "prix considérable".

Pascale Poirot, la présidente du Syndicat national des aménageurs-lotisseurs (SNAL), a regretté, lors de ses voeux à la presse jeudi, l'option inverse choisie par le gouvernement avec "la récente réforme des plus-values immobilières qui encourage la rétention foncière et souhaite revenir à l'objectif initial de suppression de tout abattement pour durée de détention"

Ce qui favoriserait la mise sur le marché de nombreux terrains constructibles permettant de diminuer le prix des habitations neuves.

"Je ne pense pas que les mesures auront un impact significatif. Je suis un peu sceptique. Il vaut mieux faire confiance à nous-mêmes", a déclaré de son côté jeudi Guy Nafilyan, PDG de Kaufman and Broad, lors d'une conférence de presse à l'occasion des résultats 2011 du promoteur immobilier.

Alors qu'un comité directeur de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) était consacré à cette question mercredi, les consultations entre les professionnels de l'immobilier et le gouvernement vont se poursuivre dans les prochains jours, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources professionnelles. Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement, avait affirmé dimanche que le chef de l'Etat prendrait des "initiatives fortes" pour relancer la compétitivité" dans le secteur du logement "dans les semaines qui viennent", lors de l'émission politique de RCJ "Le Grand Entretien".

"On a un modèle économique de construction de logements qui est essentiellement basé sur le financement public. Il faut changer de modèle" et "trouver un système où l'argent public serait moins nécessaire et qu'on pourrait remplacer par autre chose", avait affirmé M. Apparu.

vendredi 20 janvier 2012

Elections 2012 : les 10 propositions du mouvement HLM

Lors de leur dernière convention, les organismes HLM ont validé dix propositions qu'ils souhaitent adresser aux candidats aux élections présidentielles et législatives de 2012.

Trois priorités face à la crise : protéger les ménages, soutenir l'emploi et préparer l'avenir.

10 propositions pour sortir de la crise :

1. Elaborer un plan de 5 ans pour renforcer l’offre de logement social en locatif et en accession et stimuler l’activité économique dans les territoires ;

2. Une action renforcée en faveur des ménages à très bas revenus ;

3. Une meilleure réponse à la demande des classes moyennes et une amélioration des parcours résidentiels ;

4. Un effort public soutenu en faveur de la rénovation urbaine et de la politique de la ville ;

5. Un effort important de réduction des coûts de production ;

6. Une réorientation des aides budgétaires et fiscales, fondée sur la proportionnalité entre les aides et leurs contreparties ;

7. La mobilisation d’autres ressources ;

8. Un Etat stratège, des collectivités aux responsabilités reconnues ;

9. Une mise en oeuvre complète et un renforcement de la loi SRU ;

10. Une coopération renforcée entre tous les acteurs de la politique du logement.

samedi 7 janvier 2012

France/crédits immobiliers : le taux moyen augmente fortement, la durée diminue

Les taux d'intérêt des crédits immobiliers avaient atteint en novembre 2010 leur plus bas niveau (3,22% en moyenne) depuis 1945. La durée moyenne des prêts consentis s'est établie à 209 mois en décembre 2011, contre 210 mois en novembre et 215 mois durant le mois d'août, selon Crédit Logement. A cause d'un recentrage des prêts vers les clientèles plus aisées, le coût relatif moyen des opérations réalisées, en baisse, s'établit à 3,78 années de revenus en décembre, soit le niveau le plus bas de l'année 2011, selon les chiffres de Crédit Logement. Après une année 2010, qui avait enregistré une forte reprise des crédits immobiliers, 2011 a connu, lui, un très net ralentissement de la distribution observé depuis le troisième trimestre.

Le montant des crédits immobiliers accordés par les banques devrait s'élever, dans l'attente des chiffres officiels, à environ 155 Mds€ en 2011, soit une baisse de 8% par rapport à 2010 (168,8 Mds€), année proche du record absolu de 2007 (170,2 milliards), selon Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris-Ouest.

vendredi 30 décembre 2011

Une plus-value de 3 à 9% pour un logement vert, selon Cerqual

Valeur verte, valeur financière. Selon une étude réalisée par Cerqual, la plus-value d’un bâtiment certifié et/ou labellisé serait de l’ordre de 3 à 9%, comparé à un bâtiment qui n’aurait fait l’objet d’aucune attention particulière en matière d’efficacité énergétique. Intitulée "La valeur verte dans le résidentiel : une réalité aujourd’hui ?", l’étude s’intéresse au concept de valeur verte dans le domaine du logement, en dressant un état des lieux des travaux réalisés sur ce sujet à l’international. Avec, à la clé, plusieurs grands enseignements.

Premier d’entre eux : il existe bel et bien une différence d’évaluation entre les réalisations respectueuses de l’environnement et les autres. « Les premières observations réalisées au niveau international permettent d’évaluer la survaleur financière d’un immeuble ou d’une maison dans une fourchette de 3 à 9%, principalement sur le fondement de la performance énergétique », indique Cerqual. La valeur verte se révèle ainsi être un vrai levier économique et Antoine Desbarrières, directeur de Qualitel et président de Cerqual, en veut pour preuve une meilleure occupation des bâtiments certifiés, ainsi que des transactions conclues plus rapidement pour ces derniers. Deuxième enseignement : bien que concrète, la valeur verte reste difficile à évaluer, reposant aujourd’hui sur deux critères essentiels, l’énergie et les émissions de CO2. « A ces deux indicateurs, il importe d’en ajouter d’autres, représentatifs de l’impact des constructions sur l’environnement d’une part (eau, déchets, empreinte des matériaux…), des attentes finales des utilisateurs d’autre part (qualité de l’air intérieur et confort hygrométrique par exemple) », précise Antoine Desbarrières.

Enfin, dernier enseignement : la valeur verte ne s’aurait se passer d’une implication des utilisateurs. « Elle n’existera qu’avec la véritable prise de conscience de leur responsabilité par les habitants et les exploitants, et par la démonstration effective que le bâtiment certifié tient ses promesses. »

Pour développer la valeur verte, Cerqual formule six propositions, parmi lesquelles « l’élargissement de la notion de valeur verte au-delà de la seule performance énergétique (impact environnemental, santé, confort) », l’évaluation « de façon impartiale et indépendante de la qualité et la performance, au moyen d'indicateurs normalisés et multicritères ». L’organisme recommande ainsi de privilégier la certification à la construction puis en exploitation. Enfin, la création d’un observatoire dédié, impliquant des acteurs représentatifs de la construction et de la commercialisation des logements. Et ce, afin de mesurer le poids de la valeur verte en France.

mardi 13 décembre 2011

INNOVATIVE BUILDING / 3-4-5 avril 2012 / Paris Porte de Versailles / Pavillon 4

INNOVATIVE BUILDING apporte un éclairage fort sur les innovations technologiques et solutions du marché de la construction, des infrastructures, des systèmes, des services et de la gestion pour le bâtiment.

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3 JOURS D'ECHANGES ENTRE PROFESSIONNELS ET PRESCRIPTEURS DU BÂTIMENT, DES SECTEURS : Résidentiel collectif privé, Résidentiel collectif public, Tertiaire privé, Tertiaire Public, Santé, Education, Industrie

THEMES des CONFERENCES 2012 :

  • Réglementation Thermique 2012
  • Droit et financement
  • Rénovation du bâti existant
  • Immeubles neufs très basse consommation et passifs
  • Production et stockage d'énergie dans le bâtiment
  • Automatisme, pilotage, sécurité, smartgrid, éclairage
  • Normes, labels et certifications dans le bâtiment

http://www.innovative-building.fr

lundi 12 décembre 2011

Les logements d’hier, d’aujourd’hui et de demain, vus par les Français

A la demande de Gecina, Harris Interactive a réalisé une enquête au printemps 2011 auprès d’un échantillon représentatif de 2000 Français afin de connaître leurs perceptions des lieux d’habitation et leurs attentes dans ce domaine.

Cette enquête a pour vocation de comprendre la manière dont les Français appréhendent leurs lieux de vie et s’y projettent, comment ils les jugent à l’aune des transformations des modes de vie, des préoccupations sociales, économiques ou encore environnementales de notre époque.

Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ? Cliquez sur le titre pour accéder à la présentation en annexe

jeudi 8 décembre 2011

Energie renouvelable : ESTER un nouveau modèle économique pour le développement du photovoltaïque

ESTER est un nouveau modèle économique pour le développement du photovoltaïque qui permet de produire et vendre de l’électricité solaire à prix compétitifs. ESTER a pu voir le jour grâce au partenariat entre la Région Poitou-Charentes, Solairedirect, Sorégies et Séolis

Solairedirect et la Région Poitou-Charentes ont créé une société d'économie mixte, Ester (Electricité solaire des territoires), détenue à 65 % par la région et à 35 % par l'entreprise, afin de "promouvoir la création de parcs solaires, donner accès à une électricité décentralisée, propre et compétitive et contribuer au développement industriel de la région. La SEM investira notamment dans les parcs solaires construits sur le territoire régional." La production d'électricité d'Ester sera revendue à Sorégies pendant 30 ans, dans un "contrat de gré à gré", avec un prix de revente "aux alentours de 108€/MWh, soit un tarif d’ores et déjà inférieur au prix payé par les particuliers en France pour leur électricité (120€/MWh)".

Cette opération, indiquent les partenaires, "montre qu’il devient possible de développer les énergies renouvelables à grande échelle dans notre pays sans créer de surcoût insupportable". C'est également la démonstration qu'il est possible de "créer, à partir des territoires, une dynamique économiquement soutenable grâce à la filière solaire et les filières connexes, le bâtiment à énergie positive, le véhicule électrique, les réseaux électriques intelligents…"

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